Des sapeurs de combat s’adaptent au contexte de la COVID-19

Article / Le 9 septembre 2020 / Numéro de projet : 20-0107

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Par le lieutenant de vaisseau Andrew McLaughlin, 31e Groupe-brigade du Canada

London (Ontario) – Des membres du 31e Régiment du génie de combat (31 RGC) ont surmonté les limites imposées par la pandémie de COVID-19 en tenant des exercices virtuels.

L’exercice CYBORG SAPPER, qui combinait la formation pratique et l’éloignement physique, a permis à un groupe de sapeurs de combat du 31 RGC de respecter la norme individuelle d'aptitude au combat (NIAC) et les exigences obligatoires relatives à l’instruction.

L’exercice comprenait à la fois des éléments théoriques et pratiques, y compris des pièces d’un pont non réglementaire (PNR) et des méthodes de construction.

« L’exercice visait à permettre l’apprentissage pratique à distance des sapeurs qui n’ont pas encore construit un réel PNR », a affirmé l’adjudant-maître Arthur Churcher, sergent‑major d’escadron du 7e Escadron du génie. « Les maquettes qu’on aperçoit dans les photos ont été fabriquées à partir de matériaux disponibles à la garnison par les membres du régiment. Les trousses ont été distribuées aux sapeurs sans contact afin de minimiser le contact entre les militaires. »

Les sapeurs ont construit les ponts à la maison après avoir participé à des séances au moyen de WebEx, une plateforme numérique utilisée par les Forces armées canadiennes pour l’apprentissage à distance.

Les participants ont également étudié et appliqué la méthode Sheffield pour la destruction des ponts à l’aide d’explosifs.

« Pendant l’analyse après action, les soldats étaient extrêmement heureux de pouvoir poursuivre l’instruction pratique », a expliqué l’Adjum Churcher. « Le jour suivant, les sapeurs ont suivi un bref cours de recyclage sur la destruction, y compris la préparation de la charge, les circuits de mise à feu et une séance d’introduction à la méthode Sheffield. »

La méthode Sheffield est utilisée pour détruire des ponts au moyen des méthodes les plus économiques, et les participants ont préparé leurs ponts pour des charges explosives simulées, ont préparé les circuits de mise à feu et ont soumis des photos par courriel aux fins d’examen.

Le 31 RGC est une unité de la Réserve de l’Armée du 31e Groupe-brigade du Canada. Il est composé de deux escadrons de l’Ontario : le 7e Escadron du génie à St. Thomas et le 48e Escadron du génie à Waterloo.

Le 31 RGC a participé à des déploiements en Iraq et en Ukraine, et a envoyé du personnel et du matériel pour aider des collectivités canadiennes lors de catastrophes naturelles. Les compétences particulières des sapeurs de combat sont essentielles aux opérations telles que les efforts déployés pour aider les victimes d’inondations en 2019 dans la région d’Ottawa, où le Régiment a rapidement déployé des sapeurs et diverses pièces d’équipement lourd.

Il n’est pas toujours facile pour une unité de la Réserve de l’Armée de rester prête pour ces missions, surtout lors d’une pandémie.

« Le pontage fait partie de l’instruction annuelle essentielle des normes d’aptitudes au combat du génie », a affirmé l’Adjum Churcher. « Cette situation a démontré que nous devions nous adapter pour assurer l’état de préparation opérationnelle. »

Il a ajouté que l’adaptation à de nouvelles situations n’a rien de nouveau pour les sapeurs du 31 RGC.

« Au cours des années précédentes, le 31 RGC a rapidement produit des plans pour charger et déplacer des ponts mobiles à bord de nos camions. Nous avons également construit des ponts à divers endroits. »

Les diverses difficultés qui se sont présentées lors de l’exercice CYBORG SAPPER ont permis de retenir des leçons importantes pour la prochaine occasion où l’on doit avoir recours à l’apprentissage à distance, car les problèmes relatifs à l’utilisation de la technologie disponible ont été signalés et examinés.

Cet exercice particulier a permis de démontrer la persévérance et la capacité d’adaptation de ces sapeurs de combat; des traits souvent associés à l’éthos des sapeurs.

« L’objectif de l’exercice était de participer aux briefings obligatoires, d’apprendre comment construire un PNR et de simuler l’explosion de ce pont », a expliqué l’Adjum Churcher. « Tous ces objectifs ont été atteints, et nos sapeurs ont en profité pour s’amuser un peu. »

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